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Musique classique et opéra par Classissima

Roberto Alagna

samedi 28 mai 2016


Carnets sur sol

25 mars

Indiscrétions

Carnets sur sol Le réseau lutinant bruisse de nouvelles. En attendant la prochaine notule (des Passions bachiques bachéennes, de Beaumarchais-Salieri, de Don César de Bazan, du carnet d'écoutes discographique, du panorama de couverture vocale, qui sortira le premier ?), voici quelques annonces, estimé lecteur, qui retiendront peut-être votre attention quelques instants. À la Philharmonie et dans quelques autres lieux. BAROQUE ¶ Messe à huit chœurs de Benevoli par Niquet. ¶ (Une des) Brockes-Passion de Telemann. ¶ Rodelinda de Haendel (TCE). CLASSICISME ¶ Armide de Gluck par Minkowski (Arquez, Barbeyrac). ¶ Il Matrimono segreto de Cimarosa (CNSM). ROMANTISME ¶ Fidelio par l'Orchestre de Chambre de Paris avec mise en scène. ¶ Il Signor Bruschino de Rossini (TCE). ¶ Ermione de Rossini (TCE). ¶ Le Comte Ory de Rossini avec Julie Fuchs. (Favart) ¶ Norma sur instruments d'époque avec Bartoli (TCE). ¶ La Reine de Chypre d'Halévy (TCE), avec Bru Zane. Pour l'avoir lue au piano il y a quelques années, pas l'œuvre du siècle, mais l'intrigue est plutôt animée et les ensembles agréables. Du Halévy, en somme ; ni plus, ni moins. ¶ Elias de Mendelssohn par Pichon (avec le chœur Pygmalion, ce sera une tuerie). ¶ Des Scènes de Faust de Schumann qui promettent de figurer parmi les meilleures jamais données (Gerhaher, Selig, Chœur de l'Orchestre de Paris, Harding !). ¶ Le Paradis et la Péri de Schumann par Harding (avec Karg, Royal, Staples, Goerne !). ¶ Œuvres d'après Ossian de Niels Gade par Équilbey et Rouen – très rare et intriguant, mais la musique danoise de cette époque, et Gade en particulier, n'est pas forcément la plus passionnante du legs scandinave. ¶ Simone Boccanegra avec Radvanovsky et Tézier (TCE). ¶ La Nonne sanglante de Gounod, bijou qui n'est servi que dans un français approximatif au disque, depuis peu (CPO). (Favart) ¶ Deutsches Requiem de Brahms par Dohnányi et le Chœur de l'Orchestre de Paris (Karg, Nagy). ¶ Hamlet de Thomas, avec Devieilhe et Degout. (Favart) ¶ Offenbach, Fantasio. De l'Offenbach sérieux. Pas l'œuvre du siècle, mais plutôt bien faite dans l'ensemble, on doit passer un bon moment si le visuel est à la hauteur. ¶ Les Pêcheurs de Perles avec Fuchs, Dubois, Sempey. ¶ Carmen avec Lemieux et Spyres (profil inhabituel et très adéquat, très curieux de l'entendre, même si je ne tenterai vraisemblablement pas Carmen dans un théâtre onéreux à mauvaise visibilité saturé des glottophiles les plus purulents de la ville !). ROMANTISME TARDIF ¶ Tchaïkovski, La Pucelle d'Orléans par Sokhiev et le Bolshoï ! ¶ Intégrale Bruckner (couplage concertos de Mozart) par Barenboim et la Staatskapelle Belin (Philharmonie). Et la Quatrième par Inbal et le Philharmonique de Radio-France ! ¶ Andrea Chénier avec Harteros et Kaufmann (TCE). ¶ Plein de Mahler, dont une Dixième complète (Cooke n°?) par Harding (la Deuxième aussi, intéressante pour le chœur !), et la Sixième par le LSO et Rattle. ¶ Saint-Saëns, Le Timbre d'argent, une rareté considérable ! (Favart) ¶ À nouveau Aladdin de Nielsen, cette fois par le Capitole de Toulouse et Sokhiev. PREMIER VINGTIÈME ¶ Pelléas avec Langrée, Petibon, Bou (TCE). ¶ Le Faune, Jeux et le Sacre (du Printemps) par Les Siècles et dans les chorégraphies d'origine ! ¶ Musique de chambre futuriste russe à l'amphithéâtre de la Cité de la Musique. ¶ Uirapurú, le chef-d'œuvre de Villa-Lobos – quelque chose d'un équivalent au Sacre du Printemps avec de la douceur debussyste brésilienne. Astucieusement couplé avec Argerich, ce qui va compliquer la tâche des mélomanes de bonne volonté pour trouver des places abordables, en revanche. CONTEMPORAIN ¶ Soirée Dutilleux : Métaboles, Mystères de l'Instant, L'Arbre des Songes, avec l'Orchestre National des Pays de Loire (pas une grande formation pour le son, mais en général très intéressante dans ce répertoire !). ¶ Rothko Chapel de Feldman au milieu d'un programme hétéroclite. ¶ El Niño d'Adams enfin de retour en France, ave le LSO dirigé par le compositeur. ¶ Sept Dernières Paroles du Christ en Croix de MacMillan. ¶ Kein Licht de Manoury, nouvel opéra financé par le micro-mécénat façon crowdfunding. (Favart) ¶ Geek Bagatelle de Cavanna, avec l'Orchestre de Picardie et le Chœur de Smartphones d'Abbeville. LIED & MÉLODIE Comme à chaque fois, entièrement concentré sur un week-end : Bauer dans le Schwanengesang, Schumann par Gerhaher, Omo Bello dans la Bonne Chanson, Immler dans les classiques, Nigl dans un programme de Monteverdi à Xenakis incluant percussions. INTERPRÈTES Martha Argerich, vu le nombre d'occurrences, doit désormais résider à Paris. Un récital français de Sabine Devieilhe avec Les Siècles, un autre, plus rare, d'Amel Brahim-Djelloul avec Pasdeloup. Leonskaja dans le Cinquième Concerto de Beethoven. Et pour le TCE, peu ou prou 100% des glottes à la mode : Yende, Kurzak, Fleming, DiDonato, Bartoli, Dessay, von Otter, Lemieux, Jaroussky, Fagioli, Flórez, Alagna, Kaufmann… (Pas de voix graves, vous aurez remarqué : même les mezzos sont sopranisants !) AUTRES ¶ Nombreux concerts participatifs (Bach, Carols de Britten…) avec ateliers afférents. ¶ Deux reprises de créations récentes (l'une d'Adwan que je trouve médiocre, l'autre de Czernowin qui sera créée quelques semaines auparavant à Amsterdam). -- Et ce n'est que le début de l'avalanche… On pourra difficilement se plaindre de l'offre, tout de même – enfin, il y a toujours des répertoires (le lied…) plus mal servis que d'autres, mais en fouinant bien, sauf à exiger de l'opéra postromantique scandinave, on trouve pas mal de choses au fil de la saison dans de plus petites salles.

Jefopera

10 février

Opéra de Paris Saison 2016 2017

Ca y est, le voile est levé sur la prochaine saison de l’Opéra de Paris. Lequel, c’est une grande nouvelle, renoue avec la création. Commandé par l’institution au compositeur Luca Francesconi , Trompe-la-mort sera présenté au Palais Garnier, avec Julie Fuchs et Cyrille Dubois, sous la direction de la chef d’orchestre Susanna Mälkki. Du côté des nouveaux spectacles, on assistera cette saison à la première entrée du chef Leonardo Garcia Alarcon et du metteur en scène Thomas Jolly à Garnier, dans Eliogabalo de Francesco Cavalli.  http://jefopera.blogspot.fr/2016/02/heliogabale-drama-queen_6.html Absent des programmations depuis 1991, Samson et Dalila de Saint-Saëns sera joué à Bastille sous la direction de Philippe Jordan. Anita Rachvelishvili y interprétera Dalila tandis que Samson sera incarné par Aleksander Antonenko, mise en scène de Damiano Michielettho.  Jonas Kaufmann chantera Lohengrin en janvier et février 2017, puis Hofmann, dans une reprise de la mise en scène de Robert Carsen des Contes d'Hoffmann.  Enfin débarassée de Paillasse, c’est avec Sancta Susanna de Paul Hindemith que sera associée Cavalleria Rusticana. Il s’agit d’une entrée au répertoire pour l’opéra d’Hindemith, dans lequel Anna Caterina Antonacci chantera, ou plutôt incarnera le rôle-titre.  http://jefopera.blogspot.fr/2015/07/orgasmes-lopera-sancta-susanna-66.html Une nouvelle Carmen, mise en scène par Calixto Bieito, sera donnée une première fois en mars-avril 2017, avec reprise en juillet et diffusion sur écran géant Place de la Bastille. Roberto Alagna et Elina Garanca seront bien sûr très attendus.  Cosi fan Tutte sera donné au Palais Garnier, sous la direction de Philippe Jordan et dans une mise en scène et une chorégraphie de Teresa de Keersmaeker. Surprise de mise en scène également avec une Cenerentola de Rossini mise en scène par Guillaume Gallienne -auquel on avait d'abord pensé pour le rôle titre.  Du côté des reprises, la récente Tosca de Pierre Audi (2014), servie par Anja Harteros et Liudmyla Monastyrska en alternance, et Marcelo Alvarez en Mario. Puis Lucia di Lamermoor, dans la mise en scène d’Andrei Serban, avec Artur Rucinski en Enrico ; Pretty Yende et Nina Minasyan seront en alternance dans le rôle de Lucia. Deux autres reprises : Iphigénie en Tauride dans la mise en scène décoiffante de Warlikowski, avec Véronique Gens en Iphigénie, Etienne Dupuis en Oreste et Stanislas de Barbeyrac en Pylade, et La Flûte Enchantée dans celle de Robert Carsen, avec de nouveau, on s'en réjouit d'avance, Stanislas de Barbeyrac et Sabine Devieilhe. Deux autres reprises : Rigoletto, avec Vittorio Grigolo et Wozzeck, dans une mise en scène de Christoph Marthaler. J'allais oublier, du côté des créations, l'entrée au répertoire de La Fille de Neige, ni libérée ni délivrée car il s'agit de l'opéra de Rimski-Korsakov. Ici avec Anna Netrebko :




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21 janvier

Werther de Massenet à l’Opéra-Bastille

Piotr Beczala (Werther) & Elīna Garanča (Charlotte) / © Emilie Brouchon (Opéra National de Paris) Deux soirées de suite, qui nous font retrouver l’opéra comme un genre civilisé, deux spectacles bien élevés ! C’est presque trop de bonheur. Nul doute qu’assez prochainement quelque metteur en scène pervers ne nous le fasse payer au prix de la mode, c’est-à-dire cher. On a dit le bien qu’on pensait de Noces à Versailles, venues de Drottningholm et mises en scène par Ivan Alexandre où, divine surprise, on voit Da Ponte en même temps qu’on entend Mozart. Piotr Beczala (Werther) & Elīna Garanča (Charlotte) / © Emilie Brouchon (Opéra National de Paris) La surprise n’en est pas vraiment une avec Werther, dont voici la deuxième reprise après son assez magique création il y a six ans, avec un Jonas Kaufmann faisant sensation dans le rôle titre. D’emblée la mise en scène de Benoît Jacquot s’imposait comme celle d’un homme de tact et de goût, laissant opérer l’allusion, la demi-teinte, le demi-mot qui font ici l’essentiel du charme lyrique singulier qui n’est qu’à Massenet. Werther a eu de la chance à Bastille, Sophie Koch offrant d’abord son portrait de Charlotte douloureux et discret, et Roberto Alagna prenant la suite de Kaufmann avec des qualités tout autres, mais tout aussi gagnantes. Piotr Beczala (Werther), Stéphane Degout (Albert) / © Emilie Brouchon (Opéra National de Paris) On pouvait craindre beaucoup pour cette reprise. La qualité du son orchestral, son moelleux et ses diaprures, sa morbidezza aussi, sont un élément essentiel chez Massenet, et ici plus que n’importe où ailleurs : et Michel Plasson s’y entend mieux que quiconque. C’était une chance de pouvoir le récupérer après la défection d’Alain Lombard, qui décommande hélas pour raisons de santé tout ce qu’on espère qu’il entreprendra encore. Las ! Déjà en répétitions, Plasson a glissé sur un sol gras et s’est cassé le fémur. Où et comment lui trouver un remplaçant ? Il était sur place, s’apprêtant à reprendre, à Bastille même, la récente nouvelle production du Barbier. Nos jeunes et fringants chefs sont hommes à tout faire, certes, mais on attendait peu d’un Signor Sagripanti étiqueté rossinien qu’il se débrouille d’un tissu symphonique aussi spécifique que celui de Werther. Athlétique, souple et précis, et destiné à plaire, Giacomo Sagripanti a très vite appris sa leçon, très aidé, il est vrai, par le fait qu’un orchestre exemplaire, qui l’a apprise avec les meilleurs, la lui dictait à son tour. Sur scène comme dans la fosse, il est réconfortant de voir que les richesses peuvent s’investir, et n’être pas gaspillées en coups ; et qu’une reprise peut valoir une première, du moment que celle-ci a été conçue pour durer, demeurer, rester fraiche comme l’œil, et même faire exemple. Mission accomplie. Piotr Beczala (Werther), Elena Tsallagova (Sophie), Stéphane Degout (Albert) / © Emilie Brouchon (Opéra National de Paris) Il faut dire que le renouvellement du cast en l’occurrence est exemplaire. On n’a pas touché, Dieu merci, à l’Albert de Stéphane Degout, incomparable de netteté, de sobriété, de maîtrise ; grand chanteur qui fait éclater de toutes parts les coutures de l’emploi plus modeste auquel il se confine ici. On avoue aimer moins la Sophie de celle qui fut sa Mélisande tant de fois, Elena Tsallagova, qui semble précisément avoir gardé un peu de l’empois, des raideurs de cette incarnation (merveilleuse) un peu figée par Robert Wilson. Mais ce n’est là qu’une nuance. Les Alsaciens (Rodolphe Briand et Lionel Lhote), le Bailli (Paul Gay) nous font un parfait ensemble de comprimarii mais c’est évidemment sur le couple Werther/Charlotte que se concentraient attentes et même (on est à l’Opéra, que diable !!) fantasmes. Disons-le tout de suite, Elīna Garanča est la moins fantasmatique des créatures d’opéra possibles, charnelle et positive, sobre, douée depuis toujours d’une voix du Bon Dieu qu’on a entendue étinceler en Cenerentola et flasher (mais pieds sur terre, toujours) en Carmen. Sa Charlotte n’aura jamais l’aura proprement française qui est si peu payante, et si peu passe-partout, mais qui fait les Charlottes vraiment mémorables. Il n’est d’ailleurs pas convenable qu’au stade de carrière où elle se trouve, qui est le top même, son français, entièrement acceptable mais passe-partout, ne soit pas plus poétiquement parfait. Mais comment résister à cette grande belle saine voix, si riche d’étoffe, et qui s’épanouit si librement en scène ? Ovation il y eut, et méritée. Pourtant celle qui allait à Piotr Beczala est d’autre sens. Elle ne va pas à la splendeur de la voix seulement, quoique le timbre en soit par lui-même superbe, et la ligne, le modelé du cantabile, les ressources d’aigu suffisent à un triomphe passe-partout, comme la mondialisation en somme les réclame. Il y a plus dans son Werther, très au-dessus du Faust d’ailleurs excellent qu’il nous a récemment donné. Il y a une qualité de sensibilité, une façon d’éclairer les mots de l’intérieur (et ils sont beaux, et ils comptent dans Werther), une façon de refléter le son de l’orchestre et de s’y marier dans son propre chant, qui sont tout à fait exceptionnels. Ces allègements de la substance sonore, qui ne la font que plus pénétrante ; cette intériorisation d’âme ; cette mélancolie noble : quelle qualité mondiale, et pourtant purement (par le style) française ! Elīna Garanča (Charlotte), Paul Gay (Le Bailli), Piotr Beczala (Werther) / © Emilie Brouchon (Opéra National de Paris) Opéra-Bastille, le 20 janvier 2016



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10 décembre

Playlist Opera de poche #4, Club Deutsche Grammophon

Playlist Damnation de Faust. OPERA DE POCHE. Le Club Deutsche Grammophon à l’occasion de la nouvelle production événement de la Damnation de Faust de Berlioz à l’Opéra Bastille à Paris, ajoute une nouvelle playlist à sa collection Opéra de poche, collection sui suit l’actualité lyrique : autour de l’opéra programmé, DG propose une playlist des meilleurs morceaux et par des interprètes de choix, à partir de son catalogue musical. Spleen de Faust : Berlioz invente d’après Goethe, une nouvelle forme théâtrale et musicale. Lecteur dès 1827 du Faust de Goethe, dans la traduction de Nerval, Berlioz couche en figures musicales le choc des images conçues par la prose de l’écrivain allemand. La Ballade du roi de Thulé mais aussi une bonne partie du matériel de la Symphonie Fantastique découlent de ce flot impétueux de l’inspiration. Berlioz, possédé par son sujet, traverse des périodes d’éclairs compositionnels. Opera de Poche #4 La Damnation de Faust de Berlioz C’est l’événement lyrique de décembre 2015. L’Opéra de Paris propose depuis le 8 décembre une nouvelle production de La Damnation de Faust, chef d’oeuvre atypique et vrai défi pour les metteurs en scène, signé Hector Berlioz en 1846. La nouvelle production parisienne affiche d’indiscutable arguments , dans une prise de rôle attendue, qui vaudra de l’or par sa raucité expressive et subtile, le ténor Jonas Kaufmann, mais aussi Bryn Terfel en Méphistophélès et Sophie Koch en Marguerite. Pour l’occasion, le Club Deutsche Grammophon a conçu sa quatrième playlist Opera de Poche consacrée à La Damnation de Faust de Hector Berlioz résumé en une heure de musique avec ses passages les plus célèbres de la Marche Hongroise à son final évangélique. Avec Roberto Alagna, Jonas Kaufmann, Bryn Terfel, René Pape, Elina Garança… Alors que ce dernier compte bien mettre un terme à sa vie, l’apparition du diable en personne, Méphistophélès, risque bien de compromettre ses plans. Car il suffira d’une seule apparition, celle de son aimée Marguerite, pour que Faust change radicalement d’avis. Une seule condition pour cela : donner son âme au Diable. Pour sauver la jeune femme qu’il a mené jusqu’au crime (involontaire), Faust coupable mais pas irresponsable, offre son âme. Ecoutez la nouvelle playlist Opera de Poche #4 en cliquant sur les liens ci-dessous : découvrir la playlist La Damnation de Faust par Deutsche Grammophon Enjeux et génèse de La Damnation de Faust Les huit scènes de Faust qui sont couchées sur le papier, seront reprises pour composer la légende dramatique, finalement créée en 1846, les 6 puis 20 décembre, dans une indifférence générale. Le public transi de froid n’est pas venu se déplacer pour applaudir l’ouvrage. Berlioz en ressentira un très profond dépit. Etape première de ses relations difficiles avec le public parisien… La forme hétéroclite de la partition, “construite” en tableaux apparemment sans liens, ajoute à son aspect déconcertant. Pourtant, depuis quelques années, la partition “immontable” sur la scène (que l’auteur intitule « opéra de concert »), est devenue un formidable tremplin excitant l’imaginaire. Le pouvoir de la musique suscitant de vastes horizons que le décor seul, s’il est strictement narratif, ne suffit pas à exprimer. Des rivages de l’Elbe aux confins hongrois, des cimes éthérées (apothéose de Marguerite) aux gouffres infernaux (la chute de Faust), l’écart et le contraste des facettes convoquées, donnent effectivement le tournis. Faust (ténor) est ici un contemplatif, assez suiveur, entièrement soumis à la volonté provocante et grivoise d’un Méphistofélès plus retors que jamais. Le héros romantique s’incarne cependant en lui, par ses aspirations grandioses, ses désirs de solitude et de renoncement. En quête de lui-même, il erre comme un damné, ne sachant rien trouver, cherchant toujours “ce qui manque à sa vie”. Il y a une absence de volonté et d’ambition chez cet être défait, déjà perdu. Nostalgique d’un bonheur inatteignable, qui se dérobe toujours, Faust expire. Les épisodes de sa vie se succèdent comme dans un superbe livre d’histoire, de légendes, de féerie démoniaque, sans qu’il puisse en ralentir ni interrompre le cours. Frère de René de Chateaubriand, plus encore d’Hector lui-même, terrassé par l’abîme des champs intérieurs, le héros est en crise. Le spleen que porte Faust n’appartient qu’à lui. Heureusement, la morne apathie du jeune homme comme celle du vieillard, trompé par Méphistofélès, ne déteint pas sur la musique: Berlioz y a mis tout son coeur. La scène romantique s’exprime furieuse et éruptive dans l’orchestre. Faust est une légende symphonique.

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